DUANE HANSON/GREGORY CREWDSON. UNHEIMLICHE WIRKLICHKEITEN
27. 11. 2010 — 6. 3. 2011
Duane Hanson (1925 -1996) est l’un des sculpteurs américains les plus influents du XXe siècle, attaché au réalisme. Ses figures humaines, vraies et détaillées, sont parfaitement irritées par leur réalisme. Malgré toute la gravité du souci sociocritique qui a conduit Hanson à créer ses protagonistes, les personnages ont une grande valeur de divertissement, surtout – et c’est précisément leur attrait – en raison de leur apparence parfois grave. Avec 25 œuvres, l’exposition montre un échantillon représentatif de l’œuvre de l’artiste américain, qui ne comprend que 114 œuvres au total. Les personnages sont mis en dialogue avec les œuvres photographiques grand format de l’artiste photographe américain Gregory Crewdson, qui sait raconter les abîmes humains d’une manière différente et très subtile.
Au début des années 1950, après avoir terminé ses études de sculpture à la Cranbrook Academy of Art de Bloomfield Hills, dans le Michigan, Hanson s’est d’abord orienté vers le style d’art abstrait en vigueur à cette époque, mais cela ne devait pas aboutir à un résultat satisfaisant. En 1953, il a tourné le dos à son pays d’origine pour gagner sa vie en tant que professeur d’art dans des écoles américaines en Allemagne pendant près d’une décennie. C’est à cette époque qu’il a découvert les matériaux que sont la résine de polyester et la fibre de verre, qui ont été déterminants pour ses futurs travaux. Dans les années qui suivent, Hanson retourne aux États-Unis et perfectionne ses compétences artistiques dans l’utilisation de ces matériaux, à tel point que les frontières entre la réalité et la figure artistique semblent s’estomper. Hanson ne s’est jamais préoccupé de la simple reproduction illusoire de la réalité, mais a plutôt choisi ce mode de représentation vertical comme moyen de sa préoccupation de fond, c’est-à-dire l’illustration de tragédies de vies humaines, qui sont fortement condensées dans ses types.
Dans les figures humaines de la première phase de son œuvre, à la fin des années 1960, Hanson a réagi aux tensions sociopolitiques et aux mouvements de protestation de l’époque. Il a créé des sculptures et des ensembles qui abordent très directement la misère sociale, la violence ou le racisme, et a pris position pour les victimes de ce système, pour les personnes qui n’ont jamais eu la chance de répondre avec succès aux exigences de la vie.
Sous l’influence du Pop Art, Hanson a ensuite tourné son attention de façon thématique vers la vie quotidienne américaine, changeant souvent ses observations en une position critique satirique, mais toujours guidée par la compassion. Les femmes au foyer, les ouvriers du bâtiment, les vendeurs de voitures ou les concierges, les gens des classes moyennes et inférieures américaines, dans les biographies desquels se sont gravées les déceptions du rêve américain, sont les modèles de ses figures. Souvent avec une amabilité ironique, il met en perspective ses personnages et toutes leurs petites imperfections, comme les Tourists, dans lesquels sont regroupés tous les clichés des vacanciers typiques de Floride.
En 1972, il réalise enfin sa percée internationale avec sa participation à la Documenta 5 de Kassel. Les personnages de Hanson sont devenus plus vivants, se fondant de plus en plus naturellement dans leur environnement. Leurs gestes, leurs traits de visage et leurs postures racontaient les fardeaux psychologiques et physiques de la vie. L’artiste s’est concentré sur les personnes âgées, dont les physionomies révèlent les traces de l’existence, les conséquences de la solitude, les problèmes liés à l’âge et leur aliénation. L’isolement de cette génération par la société a affecté Hanson, une circonstance qui n’a rien perdu de sa pertinence.
La prétention de reproduire les personnages aussi vrais que possible n’était certainement pas ancrée dans l’intention de convaincre le spectateur de leur authenticité, mais plutôt de faire passer le caractère vivant à l’empathie et à la sympathie. L’humanisme de Hanson se manifeste dans cette préoccupation. Les valeurs et les destins humains sont au centre de son art ; il transforme la réalité de la vie en réalisme de l’art et nous permet ainsi d’aiguiser notre regard sur l’avenir, notre vision du monde, de nos semblables et aussi de notre propre vie.
Gregory Crewdson, Sans titre (rangée des commerçants), 2003 GREGORY CREWDSON
Gregory Crewdson ist einer der bekanntesten zeitgenössischen Fotografen. Dem 1962 in Brooklyn, New York, geborenen Fotokünstler gelingt es wie kaum einem anderen, in seinen Werken Fiktion und Realität zu einem das Unterbewusstsein stimulierenden Surrogat zu vereinen. In seinem bisher wichtigsten Werkzyklus „Beneath the Roses“, der zwischen 2003 und 2007 entstanden ist, entwirft Crewdson in einer unvergleichlichen, beinahe barocken Dichte bedrückende Szenarien menschlichen Daseins, die alle im morbiden, kleinstädtischen Milieu Amerikas angesiedelt sind. 20 herausragende Fotoarbeiten aus diesem Zyklus werden in der Ausstellung mit Skulpturen von Duane Hanson in Dialog gebracht. Für seine Bilderfindungen scheut Gregory Crewdson weder Mühe noch Kosten. Bis ins kleinste Detail werden die Inszenierungen im Voraus geplant und arrangiert, um dann mit großem logistischen und personellen Aufwand, der an Filmproduktionen erinnert, umgesetzt zu werden. Die endgültige Fotografie ist das Resultat oft wochenlanger Arbeit, ein Umstand, in welchem sich inhaltlicher Tiefgang und technische Perfektion der Werke begründen.
1988 schloss Crewdson sein Studium der Street Photography an der Yale School of Art in New Haven ab. 1993 kehrte er nach Yale zurück und hält seitdem dort den Lehrstuhl für Fotografie inne. Auf der Suche nach atmosphärisch stimmigen Orten, in denen der Künstler für die Fotoproduktion Kulissen wie Filmsets aufbauen läßt, reist er kreuz und quer durch den Staat Massachusetts. Zumeist sind es auch die Anwohner der maroden Städte, die die Charaktere spielen dürfen. Die Ergebnisse wirken wie Einzelbildaufnahmen aus einem Kinofilm und spiegeln seine Affinität zur Cineastik. Filmemacher wie Alfred Hitchcock, David Lynch oder Steven Spielberg inspirieren Crewdson zu seinen unheimlichen Geschichten, die er in einer einzigen Momentaufnahme einzufrieren scheint. Das Konstruieren dieses narrativen Moments zeigt die außergewöhnliche Begabung des Künstlers. Seine Arbeiten fordern den Betrachter, wie anspruchsvolle Literatur das mit dem Leser tut, denn er muss den entscheidenden Teil der kreativen Leistung selbst erbringen. Phantasie, Vorstellungs- und Assoziationskraft formen das Bildgeschehen im Geiste zu einer subjektiven, alternativen Realität – einer unheimlichen Wirklichkeit. Ein kurzer flüchtiger Blick genügt dabei nicht. In die detailreichen Szenen voller Accessoires muss sich der Betrachter versenken, um das ganze Spektrum der Szenerie erfassen zu können.
Crewdson arbeitet in seinen Fotografien gezielt mit Emotionen und Ängsten, die sich in wiederkehrenden, zum Teil sehr unterschiedlichen Szenarien durch sein Werk ziehen. In ihnen spiegeln sich Entfremdung, Abwesenheit, Scham, Sexualität und Verlust – menschliche Gefühlszustände, die den Betrachter zutiefst berühren. Dass der Künstler die Psyche in den Vordergrund seiner Arbeiten stellt, mag vielleicht auch daran liegen, dass er als Sohn eines Psychoanalytikers den Blick auf die Tiefgründigkeit der menschlichen Seele schon frühzeitig erfahren konnte. Seine Arbeiten können als Metaphern für Ängste und Sehnsüchte verstanden werden, für die Dinge, die unter der Oberfläche, dem Augenfälligen stattfinden, so als ob Crewdson eine neue oder andere Realitätsebene sichtbar machen wolle, die zwischen Bewusstsein und Unterbewusstsein angesiedelt ist.
Gleichzeitig lässt sich die Werkgruppe „Beneath the Roses“ als ein Psychogramm der amerikanischen Provinz wahrnehmen. Die Schauplätze zeigen soziale Realitäten und dokumentieren den wirtschaftlichen Niedergang einer Gesellschaft hinter den Kulissen des American Way of Life. Unsentimental und direkt spiegeln sie das Leben der Arbeiterschicht – womit sich eine Brücke zu dem Werk von Duane Hanson schlagen lässt, dessen Oeuvre ebenfalls um den Begriff der Menschlichkeit kreist, deren Facetten er in seinen stillen, in sich gekehrten Figuren Ausdruck verleiht.
Die Entstehung von „Beneath the Roses“ wurde in einer Serie von Produktionsaufnahmen (Production Stills), Originalzeichnungen des Künstlers und detaillierten Beleuchtungsplänen dokumentiert. Rund 60 Arbeiten aus diesem Fundus werden in einer Studioausstellung des Museums präsentiert, um den komplizierten technischen Herstellungsprozess der Fotografien zu veranschaulichen.