PressePresse

Communiques de presse archivesCommuniquesdepressearchives


Neo Rauch

Ausschüttung

2009

oil on canvas

210 x 300 cm

 

 

Museum Frieder Burda, Baden-Baden

© VG Bild-Kunst, Bonn 2011 / Courtesy Galerie EIGEN + ART Leipzig/Berlin

and David Zwirner, New York

Photo: Uwe Walter, Berlin

No royalties for publication if related to the exhibition

at the Museum Frieder Burda, Baden-Baden

 

 

Download JPEG



Neo Rauch

Nachhut

2011

bronze, black patinated

193 x 95 x 175 cm

Edition: 3

 

 

© VG Bild-Kunst, Bonn 2011 / Courtesy Galerie EIGEN + ART Leipzig/Berlin

and David Zwirner, New York

Photo: Uwe Walter, Berlin

No royalties for publication if related to the exhibition

at the Museum Frieder Burda, Baden-Baden

Download JPEG



Neo Rauch

Sonntag

1997

oil on canvas

223 x 194 cm

 

 

Kunst in der Sachsenbank / Sammlung Landesbank Baden-Württemberg

© VG Bild-Kunst, Bonn 2011 / Courtesy Galerie EIGEN + ART Leipzig/Berlin

and David Zwirner, New York

Photo: Uwe Walter, Berlin

No royalties for publication if related to the exhibition

at the Museum Frieder Burda, Baden-Baden

 

Download JPEG



Neo Rauch

Sucher

1997

oil on canvas

60 x 45 cm

 

 

Private Collection

© VG Bild-Kunst, Bonn 2011 / Courtesy Galerie EIGEN + ART Leipzig/Berlin

and David Zwirner, New York

Photo: Uwe Walter, Berlin

No royalties for publication if related to the exhibition

at the Museum Frieder Burda, Baden-Baden

 

 

 

Download JPEG

 

Exposition Neo Rauch au Musée Frieder BurdaExpositionNeoRauchauMuséeFriederBurda

Téléchargement sous Acrobat Reader

 

Baden-Baden. La grande exposition de l’été 2011 au Musée Frieder Burda est consacrée à Neo Rauch. Du 28 mai au 18 septembre 2011, environ 40 œuvres majeures du peintre de Leipzig, datant des 20 dernières années, seront exposées. De nombreux travaux n’ont été que rarement montrés en public auparavant. Tous les tableaux sont le reflet des nombreux thèmes abordés par l’artiste et de sa riche imagination.

 

L’univers pictural de Neo Rauch est habité par une énergie pétulante. Ses motifs semblent résulter d’un mélange entre réalisme et surréalisme, aux influences dérivant du pop art et des comic books. Des scénarios évocateurs y sont élaborés, traversés par d’étranges personnages à l’aspect parfois excentrique; le monde est présenté comme le théâtre de l’absurde, dépourvu de toute linéarité temporelle. A contempler ses tableaux plus longtemps, on pourrait peut-être y suivre la trace d’une narration.

 

Le peintre a été immédiatement séduit à l’idée de présenter ses oeuvres dans le musée conçu par Richard Meier. A sa première visite déjà, Neo Rauch déclarait: «Le bâtiment m’a tout de suite convaincu par sa prestance architectonique et sculpturale au cœur de l’environnement existant. Cela ne va pas de soi car je base usuellement mon appréciation de l’architecture contemporaine sur des critères très exigeants. Au sujet de l’espace intérieur, je ne peux rien dire d’autre que la perspective d’y voir mes œuvres m’est apparue comme une évidence. J’ai aussitôt commencé à me représenter le bâtiment  rempli par elles.»

 

Quatre peintures de grand format et dix dessins de Neo Rauch appartiennent à la collection Frieder Burda. Le collectionneur déclare: «Neo Rauch est pour moi un artiste très important, qui trace son propre chemin avec un style pictural à nul autre pareil. Il fait sans aucun doute partie des peintres les plus significatifs de l’époque actuelle. Lorsque j’ai rendu visite à Rauch dans son atelier à Leipzig, en prévision de cette exposition, j’ai aperçu une grande peinture à l’huile sur le point d’être terminée. Son titre était Die Ausschüttung („Le déversement“). Je suis resté fasciné par les couleurs et par les composantes mythologiques et mystérieuses de cette œuvre».

 

Né en 1960 à Leipzig, Neo Rauch compte parmi les artistes les plus significatifs de sa génération. Il a étudié à la Leipziger Hochschule für Grafik und Buchkunst auprès d‘Arno Rink, a ensuite travaillé en tant qu’assistant, puis en qualité de professeur de 2005 à 2009. Depuis 2009, il y est professeur honoris causa. 

 

La peinture de Neo Rauch se situe dans la tradition des Anciens Maîtres. Il cite Beckmann, Bacon, Beuys, Baselitz et ses professeurs de Leipzig comme ses références modernes. 

 

C’est en 1997 que Neo Rauch a été présenté pour la première fois au public lors d‘une grande exposition au Musée des Beaux-Arts de Leipzig. Le Kunstmuseum de Wolfsburg lui a consacré une rétrospective en 2006. 

L’exposition «para» au Metropolitan Museum of Art de New York a suivi en 2007. L’an dernier enfin, Neo Rauch a été honoré tant par la Pinakothek der Moderne à Munich que par le Musée des Beaux-Arts de Leipzig, qui lui ont consacré une double exposition initulée Begleiter („Compagnons“)

 

Oeuvres majeures à Baden-Baden

 

Dès 1993, Neo Rauch développe son style pictural individuel et tout à fait unique. A cette époque, la couleur est presque entièrement bannie de ses tableaux alors que la représentation figurative est déjà bel et bien présente. La couleur va s’introduire progressivement dans son travail. L’exposition du Musée Frieder Burda présente des oeuvres réalisées entre 1992 et 2011. 

 

Les visiteurs pourront également voir des travaux sur papier qui se rapprochent de la peinture, au nombre desquels Saum („Ourlet“) et Hotel. L’exposition montrera des oeuvres significatives des 20 dernières années, qui ont conduit l’oeuvre globale de l’artiste à emprunter à partir de ce point une certaine direction. C’est par exemple le cas du tableau Mittag („Midi“) aux tons jaune clair et gris assourdi, datant de 1997. On peut y observer une gamme chromatique inédite, délavée au premier regard et pourtant vigoureuse et lumineuse. L’interaction subtile entre l’espace pictural, la perspective, le trait et l‘ambiance onirique constitue dès lors un trait caractéristique de la peinture de Neo Rauch. 

 

Le petit chef-d’oeuvre intitulé Der Sucher („Le Chercheur“) date de la même année. On pourra également l’admirer dans l’exposition. A l’époque de ses premiers grands succès, Neo Rauch y représente un chevalet vide dont le peintre s’éloigne, armé d’un détecteur de métaux, en quête de quelque chose. Au même instant, une espèce de météorite jaunâtre percute la scène, telle l’image de l’artiste partagé entre les forces du travail laborieux et de la stabilité, et la flamme de l’inspiration à la source de toute réalisation d’envergure.

 

Le tableau Sturmnacht („Nuit d’orage“), rarement montré jusqu’ici, constitue une oeuvre charnière créée en 2000. Avec ses dimensions de deux mètres sur trois, il s’agit de l’un des plus grands scénarios que Neo Rauch ait représenté grâce à sa parfaite maîtrise du genre. Les tons profonds et éclatants y dominent, tels que le rouge, le bleu, le jaune, le vert et le noir. Des situations d’exception occupent la place centrale de ses compositions aux interprétations complexes.

 

Dans les tableaux de Neo Rauch, il est toujours question de situations personnelles qu’il parvient néanmoins à formuler brillamment de manière universelle. A titre d’exemple, son oeuvre Das Interview (2006). Le peintre transcende les expériences vécues de succès et de tourbillon médiatique en un tableau puissamment évocateur dans lequel le rouge domine et où l’on tente sans succès de réanimer les interviewés. Les deux participants à la discussion sont affalés sans forces sur leurs sièges. Autre exemple, Der Rückzug („Le Retour“, 2006), contient des éléments biographiques et se déroule devant l’usine Kali, que le peintre connaît de son enfance. 

 

Pour la première fois enfin, les visiteurs pourront voir un bronze de Neo Rauch, et ce à Baden-Baden. 

 

Werner Spies est le commissaire de l’exposition

 

L’historien de l’art Werner Spies, né en 1937 à Tübingen et habitant depuis 1960 à Paris, assure le commissariat de l’exposition. 

 

Citation de Werner Spies: “Quelles sont les oeuvres qui contiennent une telle liberté de jeu dans leurs thèmes et une réunion aussi inquiétante de corps et d’accessoires amenés à ébullition? Pour peu que l’on prenne la peine de pénétrer plus avant dans cet univers, on découvre quelques éléments de l’actualité, au-delà de son  encodage symbolique et fantastique. Ce ne sont pas seulement des éruptions volcaniques, des accouplements hystériques entre les choses et la société, un monde en voie de corrosion sur lequel se lève une aube sulfureuse; mais aussi des enfants, envoyés à la chasse par de lâches fanatiques, un harnais explosif arrimé au torse. C’est vraiment extraordinaire d’avoir à nouveau un artiste qui soulève de telles questions et qui finit par les résoudre au moyen de sa peinture.”

 

Les œuvres prêtées proviennent de collections allemandes et européennes, particulières et publiques, parmi la collection Deutsche Bank, le musée des arts modernes Leipzig, la Pinakothek der Moderne à Munich, la Fondation Beyeler à Riehen. 

 

Un catalogue paraît à l’occasion de cette exposition chez Hatje Cantz Verlag, qui contient de nombreuses contributions de spécialistes comme Werner Spies, Eduard Beaucamp, Andreas Platthaus et Durs Grünbein. L’ouvrage de quelque 184 pages présente également des photos d’atelier inédites que l’on doit à Timm Rautert.

 

Baden-Baden, le 27 mai 2011

 

Information:

Neo Rauch

Du 28 mai au 18 septembre 2011 

 

Vue:

Anselm Kiefer

Du 7 octobre 2011 au 15 janvier 2012

 

Cette exposition monographique présente une vingtaine de travaux de grandes dimensions d‘Anselm Kiefer, dont l’un est exposé pour la première fois en public. La grande peinture "Böhmen liegt am Meer" (litt. „La Bohème est au bord de la mer“, 1995), également montrée, appartient à la collection Frieder Burda.  Hormis celle-ci, l’ensemble des travaux sont des prêts provenant de la collection Hans Grothe. Le concept de l’exposition est le fruit de l’étroite collaboration entre le Musée Frieder Burda et la Fondation pour l’art et pour la culture de Bonn. Le commissaire de l’exposition est Walter Smerling. Un catalogue est en cours de réalisation.

 

William N. Copley

Du 4 février 2012 au 10 juin 2012

 

Dès le début de l’an prochain, on pourra voir une vaste rétrospective dévolue à William N. Copley. Le commissariat en sera assuré par Götz Adriani. Quelque 70 oeuvres de cet artiste américain décédé en 1996 seront présentées. La majorité des travaux sont issus du fonds de l’artiste et nombreux sont ceux qui seront exposés pour la première fois à cette occasion. L’art de Copley se situe dans la tradition du dadaïsme, du surréalisme et du pop art américain. L’artiste explore toutes les facettes du jeu érotique entre homme et femme, dans la droite ligne de la tradition surréaliste et sur un ton à la fois ironique et amusé. La collection Frieder Burda comprend un grand nombre d’œuvres de William N. Copley.