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Henri Laurens
L’Automne (Autumn)
1948
80 x 170 x 57 cm
bronze

Centre Pompidou, Paris
Musée national d’Art moderne / Centre de Création industrielle
© VG Bild-Kunst, Bonn 2012
No royalties for publication if related to the exhibition
at the Museum Frieder Burda, Baden-Baden


Fernand Léger
Composition aux deux perroquets 
(Compositon with two parrots)
1935-39
400 x 480 cm
oil on canvas

Centre Pompidou, Paris
Musée national d’Art moderne / Centre de Création industrielle
© VG Bild-Kunst, Bonn 2012
No royalties for publication if related to the exhibition
at the Museum Frieder Burda, Baden-Baden


Fernand Léger
Le pont du remorqueur 1er état (The bridge of the tug 1st condition)
1920/21
73 x 92 cm
93 x 112 cm (framed)
oil on canvas

Private Collection Switzerland
© VG Bild-Kunst, Bonn 2012
No royalties for publication if related to the exhibition
at the Museum Frieder Burda, Baden-Baden

Fernand Léger und Henri Laurens:
Tête-à-Tête im Museum Frieder Burda

 

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Baden-Baden. Deux artistes français occupent une position centrale dans la grande exposition d’été du Musée Frieder Burda à Baden-Baden. Intitulée „Léger-Laurens. Tête-à-tête“, cette dernière rassemble plus que 80 oeuvres de ces deux célèbres artistes, du 23 juin au 4 novembre 2012.
Fernand Léger (1881 - 1955) et Henri Laurens (1885 - 1954) ont joué un rôle déterminant dans l’art moderne. Ils ont œuvré dans deux domaines différents; Léger dans la peinture et Laurens dans la sculpture, qui aujourd’hui encore est pris en modèle par de nombreux sculpteurs. Le travail des deux contemporains sera exposé pour la première fois au Musée Frieder Burda. La présentation établira des thématiques parallèles, traitera de leurs intérêts communs et de leur amitié réciproque. Cette exposition hors du commun offrira la possibilité au public de découvrir deux icônes du classicisme moderne sous un jour nouveau.

Une collaboration fructueuse avec le Centre Pompidou

Le Centre Pompidou a consenti à des prêts significatifs pour cette exposition, lui qui possède une collection notable des œuvres des deux artistes. Le public verra des travaux de premier ordre à Baden-Baden. Depuis 2008, une étroite collaboration s’est instaurée entre le Centre Pompidou et le Musée Frieder Burda. Le collectionneur Frieder Burda entretient depuis longtemps une relation amicale avec cette importante institution et il est le seul Allemand à siéger dans son comité d’acquisitions. Le musée parisien emprunte des œuvres importantes de la collection Frieder Burda et en contrepartie, des chefs-d’œuvre sont envoyés à Baden-Baden.

Le directeur du Centre Pompidou, Alfred Pacquement, salue cette coopération: „L’art est une passerelle formidable entre les gens de France et d’Allemagne“. Frieder Burda lui aussi juge cette collaboration très positive: „Les relations internationales joueront un rôle toujours croissant à l’avenir. Je me réjouis que cette longue amitié qui nous lie se traduise en une pareille coopération“.

Plus de 20 oeuvres significatives proviennent du Centre Pompidou et font le voyage jusqu’à Baden-Baden à l’occasion de ce tête-à-tête. Certaines d’entre elles seront vues pour la première fois sur le sol allemand.

C’est le cas du tableau monumental de Fernand Léger intitulé „Composition aux deux perroquets“ (1935–39), qui dénote un style tout à fait inédit. Cette peinture de quatre mètres de côté fait partie des oeuvres d’art les plus importants de l’époque moderne.

Ce choix d’oeuvres est complété par d’autres, issues de musées et de collections particulières importants tels que le Kunstmuseum à Bâle, le mumoc à Vienne et la collection Nordrhein-Westfalen à Düsseldorf. Deux sculptures d‘Henri Laurens issues de la collection de Frieder Burda y seront également montrées: „La grande maternité“  (1932) et „La mère“(1935).

Fernand Léger: des teintes éclatantes qui se libèrent des formes

Fernand Léger, né en 1881 à Argentan en Normandie, appartient aux plus maruqnats des représentants de la modernité au début du XXe siècle. Après avoir exercé le métier de dessinateur architecte pendant plusieurs années, il se rendit à Paris en 1900 pour y suivre des cours à l’Ecole des Arts Décoratifs. Tout comme ses contemporains Pablo Picasso et Georges Braque, Léger se confronte à son époque dans son oeuvre. Durant sa phase cubiste, il recourt à des couleurs affirmées (bleu, blanc, jaune et vert) qu’il nomme „contrastes de formes“.

Tout comme Henri Laurens dont il fait la connaissance en 1910 avec Marc Chagall, Guillaume Apollinaire et d’autres encore, Léger avait un atelier dans la „colonie d‘artistes“ la Ruche.

La machine occupe une place conséquente dans son travail. C’est en référence aux machines de guerre que Léger a initié sa période dite mécanique, qui a notamment engendré le film expérimental „Le Ballet mécanique“. L’artiste lui-même a failli perdre la vie durant la première guerre mondiale. Dans ses tableaux, l’homme s’adapte et s’insère formellement à ses thématiques; il est représenté en tant que composante anonyme. Une fois la période mécanique passée, débute l’intérêt de Fernand Léger envers les oeuvres monumentales. A ce titre, l’imposante „Composition aux deux perroquets“ (1935–39) compte parmi les chefs-d’oeuvres de son temps. Durant la seconde guerre mondiale, Léger travaille à New York où il exerce une forte influence sur l’art américain. Il emploie désormais des couleurs pures et éclatantes dans ses tableaux, qui bientôt se détachent des formes qui les composent – un monde nouveau fait son apparition. L’artiste conçoit un espace dynamique dans lequel l’humain -  un acrobate, un homme à bicyclette ou un plongeur – retrouve sa place.

L’oeuvre de Fernand Léger possède dans son ensemble un caractère universel prononcé. Hormis ses tableaux, il a aussi créé de grandes sculptures, des mosaïques et des vitraux. Il a reçu en 1955 le Prix de Peinture de la Biennale de São Paulo. Il meurt la même année dans son nouvel atelier de Gif-sur-Yvette, près de Paris. Certaines de ses oeuvres ont été exposées après son décès dans le cadre des Documenta de Kassel.


Henri Laurens: des sculptures dynamiques et volumineuses

Henri Laurens, est né en 1885, fils d’ouvrier. Il reçoit une formation d’artisan dans un atelier de décoration où il modèle des ornements et dessine des projets d‘architecture d’intérieur.
De jour, il apprend à travailler des blocs de pierre sur des chantiers et de nuit, il suit des cours de dessin. Ses premières sculptures sont clairement influencées par

Rodin.

Sa rencontre avec le cubsime lui permet de développer son idée d’appliquer le cubisme analytique en trois dimensions, sous forme de volumes, de reliefs et de collages. Ce faisant, il décompose ses sujets en de petites formes géométriques disposées dans un espace où les corps sont démembrés.

Henri Laurens était un proche de Georges Braque et de Pablo Picasso. Ce dernier le présente au marchand d’art Léon Rosenberg (1879-1947) en 1915, qui lui achète quelques sculptures et qui le soutient durant la guerre.

Peu après la guerre, Laurens crée une série de reliefs en terre cuite et en pierre. En 1921, il se détache du cubisme et se consacre à la silhouette humaine et àl’étude des volumes. Durant les années trente, l’artiste produit des sculptures massives mais dynamiques, souvent en bronze, telles que „L’Océanide“ (1932-33).

Laurens définit son propre style fait de courbes aux accents organiques dont le sujet est souvent le nu féminin. Ces figures stylisées, tendant vers l’asbtraction, possèdent une force poétique et un rythme dynamique. Dans de nombreuses sculptures, Laurens explore les récits de la mythologie tel celui de Flore et des Océanides qu’il réinterprète.

Opposé à toute forme de totalitarisme, il crée une oeuvre où s’exprime une époque incertaine placée entre tradition et rupture. Des sculptures comme  „La grande Musicienne“  (1937), „L’Adieu“ (1941) et „Le Matin“ (1944) en fournissent l’exemple.

Après la seconde guerre mondiale, Laurens crée des sculptures aux courbes arrondies telles „La Grande Baigneuse“ (1947) ou „L’Automne“ (1948), qui exercent jusqu’à aujourd’hui une grande influence sur la sculpture. En 1948, il représente la France à la Biennale de Venise. En 1953, la ville universitaire de Caracas lui octroie son premier grand mandat dans l’espace public avec le bronze „Amphion“.

Cette année-là, la ville de São Paulo l’invite à sa biennale où lui est décerné le Grand Prix. Hormis ses sculptures, Laurens réalise également une oeuvre graphique composée de gravures sur bois et à l’eau-forte et d’illustrations. Il meurt le 5 mai 1954 à Paris.

Le curateur Jean-Louis Prat place sculptures et peintures en situation de dialogue

Jean-Louis Prat, ancien directeur de la Fondation Maeght, curatte l’exposition dédiée à Léger et à Laurens. Il a déjà conçu pour le Musée Frieder Burda à Baden-Baden les expositions „Chagall sous un nouveau jour“ (2006) et „Les Sculptures des peintres“ (2008) ainsi que la rétrospective „Miró – les couleurs de la poésie“ (2010).

Jean-Louis Prat déclare au sujet des oeuvres sélectionnées: „Elles font la preuve de l’intelligence et de l’instinct sûr de ces deux artistes, qui ont réussi à mettre au point un nouveau langage artistique qui exerce son influence jusqu’à nos jours“.

A propos de Laurens: „Les exigences élevées de Laurens envers ses oeuvres en bois et en métal et son dialogue intense avecson propre travail en font un des artistes de premier plan du début du 20e siècle, qui a contribué à modifier profondément notre vision et notre conception de l’espace, du volume et des matériaux“.
 


Léger et Laurens se sont très bien connus et vivement appréciés de leur vivant. Leurs oeuvres sont reconnaissables à leur grande liberté artistique. Elles sont mises en situation de dialogue dans le cadre de l’exposition, ce qui permet de révéler des liens inattendus entre les deux artistes.

Un catalogue très complet est publié chez Hatje Cantz à l’occasion de l’exposition. Il contient des illustrations en couleurs de l’ensemble des oeuvres présentées ainsi que de nombreux textes, commentaires et biographies des deux artistes.


Baden-Baden, juin 2012

Musée Frieder Burda

Lichtentaler Allee 8b, 76530 Baden-Baden
www.museum-frieder-burda.de
Tel: 07221/39898-0, Fax: 07221/39898-30

Horaires: de mardi à dimanche entre 10 et 18 heures,
fermé le lundi.

 

 

Contact de presse :

Horst Koppelstätter et Ute Bauermeister

Koppelstätter Kommunikation

Friedrichstr. 2, 76530 Baden-Baden

Tel: 07221/97372-0, Fax: 07221/97372-22

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